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Grands sont les maîtres du Haut-Kœnigsbourg

Annie Mignard

vendredi 19 mars 1999

Il gèle, les montagnes sont encore enneigées sur les sommets. Annie Mignard contemple de son étrange gite, le château du Haut-Kœnigsbourg, les coteaux de vignes qui descendent jusqu’à la plaine. Voilà l’écrivain qui rêve, imagine et évoque ces temps lointains d’avant la restauration du château par le Kaiser Guillaume II, d’avant même sa ruine.

En cette fin d’hiver de l’année 1525, grands étaient les maîtres du Haut-Kœnigsbourg...

En ce temps-là, l’empereur Charles Quint avait fait prisonnier le roi François Ier, la Réforme gagnait l’Alsace, les rustauds se révoltaient contre leurs seigneurs...

Écoutez, écoutez bien Annie Mignard qui vous parle d’une bataille dont les gens de Bergheim, Saint Hippolyte, Kintzheim, Châtenois, Orschwiller et autres lieux se transmettent de génération en génération, non sans frémir, les détails qui ont touché au cœur leurs ancêtres.

Voyez dans les basse et haute cours les hommes d’armes s’agiter et leurs serviteurs préparer vivres et munitions. Et tout en bas, dans les villages, les paysans qui font de même. Et suivez Martin, fils de vigneron mais jeune valet au château, tiraillé entre son seigneur et sa famille : des paysans, des gueux qui ont osé écrire une charte proclamant « qu’aucun seigneur, laïc ou ecclésiastique, ne doit posséder des gens qu’il puisse forcer, presser, contraindre à plaisir ». Martin, jeune Alsacien déchiré entre son obligation de servir et son cœur, comme le seront quelques siècles plus tard ses descendants lors des trois guerres successives entre l’Allemagne et la France.

A l’initiative de la Direction régionale des affaires culturelles d’Alsace, Annie Mignard se trouve en résidence d’écrivain, dans un studio à moquette blanche, au premier étage du Haut-Kœnigsbourg qui domine la plaine de sa grandeur impériale. Devenu l’un des châteaux les plus visités de France, il est maintenant géré par le Conseil général du Bas-Rhin, qui a succédé à la Caisse Nationale des Monuments historiques, et semble bien paisible.


64 pages - Format : 11,5 x 17,5 cm, broché, 5,33 €

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